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  • : La vie à Montréal et au Québec vue par une française en expatriation pour quatre ans d’études
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 15:11

Bon ok c'est un article orienté par mon travail et pas une découverte touristique. Mais quand même!!

 

En Amérique du Nord, on est persuadé que c'est l'Eldorado pour les chercheurs en sciences : plus de moyens technologiques, plus de postes, plus de salaires. D'ailleurs ce n'est pas pour rien que la majorité des titulaires d'un doctorat (PhD) en Europe se retrouvent a travailler ici.

 

Alors comme il n'y a pas de raison que tout ca soit inégalitaire, le gouvernement Québecois (celui-la même qui a été élu a la suite de toutes les manifestations étudiantes et qui prônait la non-augmentation des frais de scolarité ainsi que l'investissement dans la recherche) a décidé d'une diminution de 30% dans les budgets du Fonds de recherche du Québec.

 

 

Y a pas de raison que ce ne soit pas le bordel partout apres tout, et puis la recherche c'est bien beau mais tout le monde sait que ca ne sert a rien!!

 

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:48

... ou Université du Québec à Montréal, à ne pas confondre avec l'UDEM, Université de Montréal. 

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Vous le savez, je n'étudie pas à l'UQAM bien que mon institut de recherche y soit rattaché. Par contre j'ai eu l'occasion pendant quelques semaines en septembre d'assister à un cours obligatoire dans mon programme, l'" "initiation à l'enseignement post-secondaire". Une vingtaine d'heures d'enseignement en pédagogie histoire de donner des bases aux (peut-être) futurs enseignants-chercheurs. 

Outre un cours relativement intéressant et qui a le mérite de sortir un peu les pauvres étudiants au doctorat de leurs laboratoires, ça m'a donné l'occasion de faire un tour à l'UQAM justement. 

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En plein quartier latin, c'est une université qui prend de la place... beaucoup de place... la preuve : suivant le pavillon où l'on veut se rendre, il y a 2 stations de métro d'écart. 

D'ailleurs, quand je vous dis qu'il s'agit d'une grande université... elle compte plus de 40 000 étudiants, sept "facultés", et 35 départements. On y trouve notamment : 

  • les sciences de la gestion
  • la communication
  • les sciences politiques et droit
  • les arts
  • les sciences pures
  • les sciences de l'éducation
  • les sciences humaines

Et en plus, un centre de recherche sur le suicide et l'euthanasie, sept associations étudiantes et douze bibliothèques... Autant vous dire que venant de l'INRS ça fait un choc!

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Donc tout un tas d'étudiants, un véritable labyrinthe intérieur, on n'est pas loin du véritable campus à l'américaine, excepté que l'université se situe en plein centre ville et donc que les logements étudiants se fondent dans les habitations aux alentours. 

 

A part un autre cours de "gestion et management de laboratoire" que je devrais suivre sous peu, je ne suis jamais à cet endroit. Alors pourquoi en parler? Tout simplement parce que j'aime beaucoup le quartier où il est situé... Outre un accès beaucoup plus facile que l'INRS (1h de trajet tous les matins et tous les soirs), on y trouve une multitude de chosees aux alentours... Des tas de petits restos et bars étudiants, des parcs, des jardins, des magasins, la grande bibliothèque de Montréal... 

 

Rêve étudiant? Je ne sais pas, pour avoir visité l'université McGill (la seule université anglophone de Montréal et très réputée), je garde une petite préférence pour cette dernière étant donnée sa situation géographique (juste au pied du Mont-Royal... j'aurais adoré ça). Mais une bonne place pour étudier, et apparemment pas mal appréciée... 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 21:16

Bonjour a tous!!


Bon j'admets que je ne suis pas tres présente en ce moment sur ce blog... ce n'est pas dû a une perte de motivation pour faire partager mes découvertes mais bien a un manque de temps... et pour écrire et pour aller voir des choses que je pourrai raconter par la suite!! Mais je m'apercois qu'il y a une chose dont je n'ai jamais réellement parlé : ma job ici... (oui oui, ici on dit bien UNE job!).


Parce que finalement, c'est ca qui me prend pas mal de temps en ce moment... Explications sur le déroulement d'une these en science en Amérique du Nord! (si vous ne cherchez sur ce blog que des retours sur des visites ou les moeurs quebecoises, vous pouvez changer d'article... quoique allez savoir ce que vous pourriez apprendre ici...).

 

Alors bien sûr et je m'en excuse d'avance, je vais un peu me baser sur le modele francais... En même temps c'est le seul que je connais! Donc en France, pour devenir chercheur, il faut :


  • avoir son baccalauréat
  • préparer une licence universitaire
  • obtenir un master 1, puis 2 (2 mois de stage en M1, 6 mois en M2)
  • Préparer pendant généralement 3 ans, parfois 4, une these, qui consiste a poser une problématique originale sur un sujet, émettre des hypotheses et réaliser plusieurs objectifs pour y répondre. Plus le côté obligatoire de publication d'article dans un journal scientifique en étant "premier auteur", c'est-a-dire en ayant son nom en premier dans la liste des auteurs de l'article (rédiger l'article et réaliser la majorité des expériences qui le composent)

 

En Amérique du Nord, le cheminement est semblable mais pas identique :


  • obtenir un baccalauréat = une licence francaise
  • obtenir sa maîtrise = équivalent des 2 années de master en France, sauf que la maîtrise n'est quasiment faite que de stages, tres peu de cours sont présents
  • Le doctorat = 4 ans voire souvent 5... le principe est le même mais la maniere de conduire sa these est pas mal différente...

 

Chaque université fixe ses programmes et ses conditions mais autant que j'ai pu en juger, le contenu est pratiquement le même quelle que soit l'université. Pour donner un exemple, mon doctorat se fait en 12 sessions de 4 mois chacune. Pendant ce temps, je dois :


  • faire accepter mon projet de these par un jury (2e session) par un document écrit et une présentation orale de40 minutes en établissant le contexte, mes objectifs et les moyens mis en oeuvre pour y parvenir. Rien de sorcier mais pas mal de travail...
  • 4e session : faire valider mes compétences de chercheur en passant ce qu'on appelle un "examen de synthese". C'est quoi, une critique d'un article scientifique, la proposition d'un projet de recherche portant sur le sujet de cet article, et une revue de mes connaissances en biologie... Beaucoup plus stressant que le premier!
  • 8e session : présenter les résultats obtenus afin de les réorienter si besoin, on est censé être proche du début de la rédaction de la these...
  • Passer un cours d'initiation a l'enseignement post-secondaire
  • Passer un cours de gestion de laboratoire scientifique
  • Avoir au moins 3 articles publiés en premier auteur
  • Avoir présenté ses travaux dans un (mais plusieurs c'est mieux) congres international
  • Qui dit congres international dit anglais, qu'il faut donc maîtriser a défaut d'être bilingue

 

Plus compliqué qu'en France? Je dirais oui. Plus difficile a obtenir? A mon avis aussi puisqu'un échec quelque part vaut le renvoi du programme. De plus, chaque session est évaluée, 2 échecs valent également une exclusion.


Je pense par contre que la formation est meilleure ici : plus d'exigences mais aussi plus d'autonomie, de responsabilités. Le but avoué d'une these, c'est de former un chercheur indépendant capable de se débrouiller seul sur un projet ultérieur - car on ne vous fera pas de cadeau par la suite, fini l'encadrement!

 

En-dehors de la these, le marché du travail en recherche ici, même s'il tend a s'effondrer, reste bien meilleur qu'en France : meilleurs salaires, plus d'emplois, possibilité de trouver du travail avec une simple maîtrise (essayez donc de trouver un boulot en France avec un M2 recherche, vous m'en direz des nouvelles!). Egalement la possibilité d'ouvrir son propre laboratoire bien plus rapidement qu'en Europe, certains le font a trente ans. Exit le cursus pénible de post-doctorant puis associé de recherche puis maître de conférences puis habilité a dirigé des recherches puis directeur de laboratoire a 50 ans!

 

Les industries et entreprises ici raffolent aussi des docteurs... la France ne jure que par les ingénieurs, normal sup, centrale sup, polytechnique... A croire que les cursus universitaires ne valent rien...

 

Le résultat, c'est que beaucoup d'étudiants restent ici ou aux Etats-Unis (le marché est encore meilleur), mais les diplômés européens quittent aussi la France... Normal, en France pres de 60% des personnes se retrouvent au chômage apres leur doctorat... (En réalité l'informatique résiste encore et toujours mais la littérature ou la philosphie atteignent des sommets records de chômage...).

 

Bilan : je bosse dur et c'est bien pour ca que j'ai du mal a être assidue sur le blog en ce moment (ben oui, préparation d'examen oblige...). Pas de regrets d'être venue faire une these dans le coin... mais une grosse grimace en pensant a l'avenir de la France dans le domaine de la recherche...

 

Je reviendrai ultérieurement sur certaines différences dans les cursus professionnels francais et quebecois (ou en fait canadiens et même américains), c'est un point qui mérite d'être étudié... Mais je ne suis pas sûre que la comparaison soit a l'avantage du premier...

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 16:59

Pour les intéressés, j'ai eu l'occasion aujourd'hui de prendre quelques photos de mon labo et de l'institut où je travaille... histoire que vous vous représentiez un peu mieux les choses!! 

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Alors petite explication : comme vous le savez sûrement je travaille à l'INRS, c'est-à-dire l'Institut National de la Recherche Scientifique. C'est un institut qui a 4 branches principales : 

- eau terre et environnement

- énergie matériaux et télécommunications

- urbanisation culture et société

- Armand Frappier, c'est-à-dire tout ce qui concerne la recherche biologique et médicale, c'est dans celui-ci que je travaille

 

C'est une université qui n'accueille que des étudiants de 2e et 3e cycles, c'est-à-dire de master (appelé ici maîtrise) et de doctorat. C'est un milieu très cosmopolite, selon leurs statistiques 1/3 des étudiants sont étrangers (et selon les miennes beaucoup plus puisque je n'ai dû croiser en tout et pour tout que 3 Québecois au boulot!!!) et de tous pays : pas mal de français mais aussi des espagnols, algériens, vietnamiens, roumains, libanais ou algériens... Enfin bref un melting-pot intéressant. 

Conséquence : mieux vaut parler anglais si l'on ne veut pas avoir des problèmes de compréhension avec la moitié des effectifs... Personnellement j'arrive à suivre une conversation mais pour ce qui est de parler c'est une autre histoire... manque de pratique probablement! Je travaille!! 

 

Sinon pour les images c'est par ici : 

P1050027 L'extérieur du bâtiment (bien protégé comme vous voyez, 3 accès sécurisés par badge électronique et vidéos de sécurité) P1050011 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La salle de travail des étudiants (on est tous regroupés quelques que soient nos labos)

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Ca c'est mon poste de travailP1050003 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et ça la vue que j'ai de mon poste de travail!! 

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Le labo high-tech, chacun a sa place et gère ça comme il veutP1050014

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gros matériel de pointe dans cet institut...

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 Une salle de culture cellulaire et de travaux sur échantillons biologiques P1050017 

 

 

 

 

 

 

Un truc à connaître et qui fera plaisir à certains lecteurs, la douche d'urgence!!! A utiliser en cas de contamination chimique, il y en a plusieurs dans les couloirs, le but étant de pouvoir la trouver et s'en servir les yeux fermés... Dans le principe, on se met dessous habillé, et on se déshabille au fur et à mesure afin d'éliminer le toxique que l'on s'est répandu dessus... Au moins 15 minutes dessous et jusqu'à ce qu'un responsable de la sécurité au laboratoire vienne nous dire d'arrêter!! Bien sûr c'est de l'eau froide... 


 

 

 

Et comme il faut aussi un peu de détente dans ce monde de boulot, voici un échantillon de ce que l'on peut trouver à l'institut... vues sur l'extérieur, canapés dans les couloirs, tables de pique-nique dehors... P1050021 P1050008

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Pour résumer les labos de recherche d'ici sont très différents de ce que l'on peut trouver en France... En espérant que cette petite visite virtuelle vous aura donné un aperçu de mon quotidien!! :-)

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 13:36

Arrivée le vendredi 6 au soir, je n'ai eu que le week-end pour me retourner avant d'attaquer le boulot lundi matin. L'INRS (Institut National de la Recherche Scientifique) Armand-Frappier où je vais faire mon doctorat n'est pas situé sur l'île de Montréal mais juste au-dessus, sur l'île de Laval, séparée de Montréal par la rivière des Prairies. Heureusement la ligne de métro va jusqu'au Sud de l'île et en plus coup de chance c'est la ligne qui passe non loin de chez moi.

            Un petit coup d'oeil sur Google maps pour connaître l'itinéraire à emprunter et on est parti.

Alors première surprise, une fois arrivée au terminus du métro et avoir commencé à emprunter la route indiquée par mon copain Google, je me retrouve coincée au milieu d'axes routiers... Parce que Laval c'est ça :

Laval (7)

 

Une fois perdue puis remise sur le bon chemin après un ptit coup de téléphone, je trouve enfin la route piétonne qui va m'amener au boulot :

Laval (6)

 

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Ici pas question d'aller et venir comme on veut, je me fais arrêter par le garde de sécurité à l'entrée du parc, il faut un badge pour se balader dans l'Institut. J'ai droit à un badge « visiteur » avant d'aller finaliser mon inscription auprès de la responsable de la scolarité. Je dois dire encore une fois que l'accueil n'a strictement rien à voir avec ce que j'ai connu à la fac de Marseille. Explications :

-        Marseille : gros soupir de l'employé, absence totale de bonjour, re-soupir pour faire la photo de la carte d'étudiant, juron devant le scanner photo qui ne fonctionne pas, pause café parce que ça l'énerve, et « venez la chercher la semaine prochaine! » et re-pause café en me plantant là, tant pis pour d'éventuelles questions.

-        Laval : la responsable vient m'ouvrir en personne, me serre la main, « enchantée de te rencontrer, as-tu fait bon voyage, es-tu bien installée? », m'invite dans son bureau, m'explique comment ça se passe, me demande si j'ai des questions, m'assure que je peux venir la voir si j'ai le moindre problème, appelle directement le laboratoire pour que quelqu'un vienne me chercher, et « bonne journée je suis contente de t'avoir rencontrée! » avec un grand sourire.

Mais où je suis tombée moi?

Le temps de faire mon badge personnalisé pour pouvoir circuler en toute liberté dans l'INRS et je suis Julie, l'assistante de recherche qui est venue me chercher.

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Un vrai labyrinthe cet endroit, il faut présenter son badge électronique à chaque porte, il n'y a pas intérêt à l'oublier à la maison. Mais une très grande différence avec les laboratoires que je connaissais à Marseille : ici il existe plusieurs salles pour les étudiants, chacun ayant son bureau :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tous les bureaux, que ce soient ceux des étudiants ou des professeurs, sont situés dans le même couloir. En face, après passage de deux sas, on retrouve le couloir avec tous les laboratoires, de grandes pièces avec une vingtaine de places aux paillasses. Chacun a sa place réservée et la gère comme il veut. En plus des laboratoires classiques, il existe pas mal de salles spécialisées, culture cellulaire, génomique humide...

 

 

 

Pendant cette première semaine j'aurai le temps de m'habituer un peu à ce lieu, pas mal de salles de repos aussi, une cafétéria fort sympathique, et surtout une quantité d'étudiants internationaux, à croire qu'il y a plus d'étrangers que de québecois ici... Ca parle principalement anglais et français, ou un drôle de mélange des deux... Pour un peu j'aurais l'impression d'être dans « l'Auberge espagnole »!!

 

Et en plus l'environnement est joli :

Laval (2)

 

 Laval (4)

 

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